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Mieux connaître les titres liés à l’assurance (Insurance-Linked Securities, ILS)

Avec la BRI, de nouvelle infrastructures permettant une meilleures connectivité ont vu le jour. Mais, les désastres naturels menacent les projets d’infrastructures et peuvent créer de graves crises économiques. Pour limiter ce risque, il existe les insurance-Linked Securities (titres liés à l’assurance), mais les pouvoirs locaux doivent mieux connaître cet outil.

L’écart de protection, -la différence entre les pertes économiques et les pertes assurées-, est une illustration brute du fonctionnement du marché de l’assurance et du travail des responsables de la gestion des risques. Des lacunes de protection existent sur les marchés développés et émergents, mais alors que la couverture des risques de catastrophe est d’environ 35% sur les marchés développés, elle n’est que de 6% dans les pays en développement. Selon AON, l’année dernière, les catastrophes naturelles ont causé près de 268 milliards de dollars de dégâts, dont seulement 97 milliards de dollars étaient couverts par une assurance. Les pays en développement ont subi une part disproportionnée de sinistres non assurés, où les dommages subis par les entreprises et les gouvernements n’ont fait qu’augmenter après une décennie forte en catastrophes naturelles liées au changement climatique.

Les effets à long terme des catastrophes naturelles ne sont pas prédéterminés et l’effet global dépend de la vulnérabilité des infrastructures d’un pays, de son accès au financement des risques de catastrophe et de sa résilience. Avec des programmes d’assurance inadéquats et un manque d’alternatives, les pays vulnérables (ou parfois certaines régions) doivent compter sur les aides des agences multilatérales et l’aide mondiale au développement. Cependant, cette aide est de nature réactive et les paiements peuvent être lents à se matérialiser. Selon certaines critiques, on peut aussi s’interroger sur les véritables bénéficiaires de cette aide au développement. Les catastrophes ne détruisent pas seulement les habitations, les usines et les terres agricoles, elles peuvent aussi anéantir des années de croissance économique.

Les assurances indemnitaires traditionnelles sont utilisées depuis des centaines d’années avec beaucoup de succès. Cependant, certaines limites ont commencé à apparaître au cours de la dernière décennie. Par exemple, l’interprétation de la formulation de certaines mesures a conduit à des différends devant les tribunaux qui n’ont pas été réglés avant plusieurs mois, voire des années, retardant la reprise après sinistre et affectant davantage les parties concernées. La validité des assurances traditionnelles n’est en aucun cas remise en question, mais sa pertinence au niveau macro dans les pays en développement peut l’être. Par exemple, dans les pays de l’ex-Union soviétique, l’assurance sous sa forme traditionnelle ne convient pas notamment que l’Etat est responsables des infrastructures critiques (par conséquent il y a un manque d’intérêt à les assurer).

Lorsqu’une catastrophe naturelle survient, des mesures immédiates doivent être prises pour protéger les survivants et leur fournir un abri temporaire, de la nourriture et de l’eau. De plus, à moyen et à long terme, les habitations, les lieux de travail et les infrastructures essentielles telles que les écoles et les hôpitaux doivent être reconstruits. Dans les pays développés, les organismes gouvernementaux tels que la FEMA (Federal Emergency Management Agency, Agence Fédérale pour la Gestion des Urgences) aux États-Unis agissent généralement rapidement et fournissent l’ensemble des aides. Cependant, la situation est différente dans les économies moins développées. C’est dans ces états que  que les Insurance-Linked Securities (les titres liés à l’assurance) pourraient apporter une contribution significative.

La fameuse initiative chinoise « Belt and Road » (BRI) est un exemple parfait où les ILS pourraient tenir un rôle pour aider à transférer le risque industriel et souverain vers les marchés financiers. La Chine, par le biais de prêts, a investi des dizaines de milliards de dollars dans le développement des infrastructures en Asie centrale et dans d’autres régions voisines. Bien que ces régions soient fortement exposées aux catastrophes naturelles, la plupart de ces nouveaux développements ne sont pas assurés de manière optimale.

Les premières traces des grandes catastrophes dans les pays de transit occidentaux de la BRI remontent à l’époque antique, où un tremblement de terre en Crète détruisit la ville d’Alexandrie en 325. Plus récemment, au XXe siècle, des tremblements de terre ont dévasté Almaty (1911), Achgabat (1948), Skopje (1963), Tachkent (1966), Bucarest (1977) et Spitak (1988). Les inondations ont aussi affecté cette région: de la destruction de Pest en Hongrie en 1838 aux inondations qui se sont produites dans les Balkans en 2014-2016, et qui ont causé des pertes représentant 5 à 15% du PIB des états affectés. En fait, près d’un tiers des capitales européennes et de la communauté des états indépendants ont été, à un moment ou à un autre, dévastées par des tremblements de terre et / ou des inondations.

Cependant, le problème ne concerne pas seulement les dommages matériels causés par les catastrophes naturelles elles-mêmes, mais aussi le remboursement des prêts. Par exemple, si un tremblement de terre en Asie centrale détruisait un important centre logistique, non seulement les gestionnaires de cette plate-forme souffriraient d’une interruption d’activité, mais ils devraient également rembourser les prêts contractés pour sa construction. Sans une assurance adéquate, les pays devront payer la note, et leur situation économique pourrait alors se détériorer. La meilleure façon d’éviter ce scénario est donc de transférer ce risque sur les marchés financiers.

Lorsque l’ouragan Maria a frappé l’île de Porto Rico en 2017, la population de l’île a été privée de certaines ressources dont l’eau potable pendant plus de six mois, 98% des bâtiments ont été endommagés ou détruits, et il a fallu encore 11 mois pour que le courant soit complètement rétabli sur le île. Si un programme d’obligations catastrophe paramétrique ou une solution ILS similaire avait été mis en place, les flux de capitaux auraient pu retourner plus tôt dans l’économie à un niveau similaire à l’avant-catastrophe. Les produits d’assurance traditionnels ont bien sûr encore un rôle à jouer, mais les ILS sont parfaitement adaptés à des situations qui requièrent des injections rapides de capitaux. Cela est en corrélation avec l’argument des Nations Unies selon lequel la rapidité du redressement est primordiale pour qu’un pays en développement minimise les effets à long terme des catastrophes naturelles sur sa croissance économique et sa productivité.

En outre, ce type de financement qui fait suite à des catastrophes est beaucoup plus efficace que les formes traditionnelles d’assurance. Plutôt que d’attendre que les experts en sinistres et les géomètres évaluent les dommages, les ILS peuvent fournir des liquidités immédiates aux gouvernements qui en ont le plus besoin. Le diagramme ci-dessous, présente les tendances de croissance économique. Le bon sens suggère qu’une destruction du capital conduira à une incapacité à produire des biens et des services et que la croissance diminuera. L’économie se redressera, mais étant donné les implications à long terme des infrastructures et de la productivité endommagées, la trajectoire de la croissance sera plus faible qu’auparavant.

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Cependant, (et c’est là qu’intervient les ILS), la théorie néoclassique de la croissance économique suggérerait que des niveaux inférieurs de capital pourraient permettre des gains de productivité plus élevés. En introduisant un titre d’assurance transparent et à paiement rapide comme une obligation catastrophe, la croissance économique et la productivité pourraient revenir au niveau de référence ou le dépasser plus rapidement que si une assurance traditionnelle avait été mise place. Ces flux de capitaux contribuent à répondre aux crises humanitaires, à reconstruire rapidement des infrastructures et à créer des emplois. En stipulant que le produit des obligations doit être dépensé dans des projets de réaménagement, les gouvernements peuvent se concentrer sur la reconstruction et le remplacement des infrastructures anciennes et affaiblies par de nouvelles constructions conformes aux normes actuelles.

Jusqu’à présent, les groupements gouvernementaux tels que le « Caribbean Catastrophe Risk Insurance Facility » (CCRIF) et l’ « African Risk Capacity » (ARC) ont illustré les avantages de la mise en commun des risques régionaux et de l’exploitation des ILS. Un exemple récent est le versement de 10,7 millions de dollars par la CCRIF au Nicaragua après le cyclone tropical Eta. Bien que ce montant puisse sembler relativement faible, il faut noter que le paiement a été effectué rapidement dans les 14 jours. Ces injections rapides de capitaux peuvent souvent faire la différence dans des situations difficiles.

Cependant, pour les pays de transit d’Eurasie, les pools régionaux comme la CCRIF et l’Alliance du Pacifique ou le crédit contingent de la Banque mondiale ne sont pas des options viables en raison de la fragmentation géopolitique de la région. Le sous-développement du marché de l’assurance, la faible pénétration de l’assurance et le protectionnisme (accès limité au marché pour les acteurs internationaux) dans plusieurs pays rendent difficile le développement des assurances adéquates.

De même, l’utilisation des ILS pour le transfert des risques de catastrophe sous forme d’obligations souveraines paramétriques catastrophe est une option neutre et réaliste, avantageuse pour les bénéficiaires et les investisseurs.

Les obligations catastrophe (cat bonds) sont transparentes, objectives et les paiements sont généralement rapides, ce qui les rend idéales pour les infrastructures critiques sur lesquelles un pays pourrait s’appuyer pour relever son PIB en cas de catastrophe. En outre, ces instruments peuvent également aider les pays dont la notation de crédit est faible et qui auraient généralement des difficultés à obtenir un financement traditionnel ou qui dépendent d’une aide au développement mondiale lente et/ou peu fiable.

Une meilleure compréhension des ILS peut aider les marchés traditionnels et les gouvernements à transférer les risques plus efficacement. Le manque de connaissances des gouvernements à propos des ILS reste un problème, il est donc primordial de combler ce fossé en matière d’éducation.

Les agences multinationales comme la Banque mondiale et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) effectuent un excellent travail de promotion de produits tels que l’assurance paramétrique et les instruments qui transfèrent les risques sur les marchés des capitaux. Cependant, leur implication seule ne suffit pas. Les membres de l’industrie, les associations et, plus important encore, les universités doivent unir leurs forces pour éduquer les entreprises locales du secteur, les leaders d’opinion et les représentants des gouvernements pour les aider à prendre de meilleures décisions.

Enfin, la convergence entre l’assurance et l’ensemble des marchés financiers est relativement simple en termes de législation et de cadres locaux. Si un pays a déjà utilisé les marchés des capitaux par l’émission d’obligations souveraines, il peut faire de même pour le financement des risques de catastrophe sans aucune contrainte supplémentaire.

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TO LEARN MORE ABOUT ILS SOLUTIONS IN DISASTER RISK FINANCE WELCOME TO: https://phoenix-re.co.uk/drf/

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World Bank fully supportive of direct sovereign risk transfer: Bennett

ARTEMIS: The efforts of the World Bank around disaster risk financing for its members continues to be a real benefit, and while the organisation can and will do more, this isn’t about being the dominant force in the market, according to Michael Bennett, Head of Derivatives & Structured Finance, World Bank Treasury.

During last month’s annual ILS conference in New York City, held virtually for the first time owing to restrictions, Artemis spoke with Bennett about the World Bank’s use of reinsurance and insurance-linked securities (ILS) structures for member governments, and how this might evolve in the future.

So far, the World Bank has transferred some $4.5 billion of risk to the markets, of which the large majority (65%) has been via ILS structures; showing how beneficial capital markets-backed protection has been for both the organisation and its members.

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Peak Re: Bridging the protection gap in emerging markets

Large and getting larger: Emerging Asia’s protection gaps

The prevalence of under-insurance and non-insurance in emerging markets is well-documented.[1] The proverbial protection gap persists across different risks, from property to health and mortality, variously also extending to include longevity and liability. There are many reasons underpinning the large protection gap and low insurance penetration in emerging markets, which can be summarised as the “Triple-A Conundrum” – i.e. lack of Accessibility, Affordability and Awareness.[2] These are considered key impediments to deepen insurance penetration in emerging markets including those in the Asia-Pacific region.

Empirical research on protection gaps has been stymied by a lack of data and standard definitions. In fact, different protection gaps are measured differently. For the property including natural catastrophe (nat cat) protection gap, it is measured in most cases as the difference between economic and insured losses over a period.[3] Mortality protection gap is the short-fall in household financial assets to sustain the living of surviving family members, in case of pre-mature death of the household breadwinner. The more challenging health protection gap is sometimes gauged by out-of-pocket expenses, while some estimates also consider the risk of catastrophic medical bills and non-treatment because of affordability and other reasons.

Notwithstanding the capriciousness of definitions and a dearth of data, empirical research is pointing to large protection gaps in emerging markets.[4] The gaps are of particular concern in emerging Asia, due to the region’s large population and fast economic growth. For instance, it is estimated that emerging Asia accounted for around 40% of the global health and mortality protection gaps, and some 20% of the nat cat protection gap.[5] The gaps are also widening. With property and nat cat protection gap, the rise in asset values particularly in disaster-prone coastal regions has outpaced the growth of insurance cover. This could have aggravated by increasing frequency and severity of calamities. Life-style considerations, rising medical inflation and aging population are some of the factors behind a widening health and mortality protection gap in emerging Asia. While the region has witnessed sustained strong life premium growth over the past decades, much of which is believed to be savings-type insurance policies.

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Pacific Alliance hopes to expand cat bond to cover cyclones, floods, droughts

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The Pacific Alliance, a Latin American trade bloc made up of Chile, Colombia, Mexico and Peru, would like to expand on the coverage provided by their catastrophe bonds, with hydro-meteorological risks including tropical cyclones, drought, floods and even cold weather all mooted as potential perils to include.

The Ministries of Finance of the Pacific Alliance members met in late 2020 to discuss next steps in their disaster risk financing and catastrophe bond journey.

The Pacific Alliance trade bloc nations in Latin America currently benefit from a combined $1.36 billion of catastrophe bond backed earthquake insurance protection, in a landmark multi-country cat bond issuance brought to market in early 2018.

World Bank has ‘only scratched the surface’ on what it can do: Bennett, ILS NYC 2021

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The World Bank has “only scratched the surface” on what it can do with member governments that are looking to transfer some of their disaster risk to the reinsurance sector and the capital markets, according to Michael Bennett, Head of Derivatives & Structured Finance, World Bank Treasury.

The World Bank is an international organisation with 189 member governments. Through the use of both traditional reinsurance and the issuance of catastrophe bonds, a sub-sector of the insurance-linked securities (ILS) space, it helps its members transfer disaster risk to the markets.

The focus of the Treasury Department of the World Bank is often the tail-end of a broader engagement with a given member designed to assess and quantify their disaster risk.

Catastrophe protection gap needs capital market support: Bernardino, EIOPA

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Gabriel Bernardino, the soon to retire Chairman of the European Insurance and Occupational Pensions Authority (EIOPA), has highlighted the capital markets role in delivering catastrophe insurance that has fewer protection gaps.

In an interview with Brink News, Bernardino explained the need for multi-peril catastrophe insurance and reinsurance coverage that protects against the uncovered portion of risks, such as non-damage business interruption related to a pandemic or other peril, just as much as physical property damage.

“I think there is a clear recognition from all parties, that the current situation — when we look at the coverage of business interruption — is far from optimal. It creates risks for the companies and reputational risks for the insurance market,” Bernardino explained.

Catastrophe protection gap hit 64% in 2020, $171bn goes uninsured: Aon

FULL ORIGINAL PUBLICATION HERE. AON’S FULL CATASTROPHE REPORT HERE.

The global catastrophe protection gap reached 64% in 2020 as roughly $171 billion of natural catastrophe and severe weather losses were not covered by insurance and reinsurance, one of the largest brokers Aon has said.

Aon’s latest annual catastrophe report highlights climate influences on a significant number of impactful events in 2020 and the brokers’ CEO Greg Case calls for organisations to ensure they are protected against the global risk of concurrent events.

Aon’s report includes 416 natural catastrophe and severe weather events from 2020, which the broker estimates drove economic losses of US $268 billion, some 8% above the average annual losses for this century.

Tre Hapa për të Ndihmuar Shqipërinë për të Përballuar Ndikimet Financiare të Shkaktuara nga Fatkeqësitë dhe Krizat

PUBLIKIMI I PLOT ORIGJINAL KTU

Në vitin 2019, Shqipëria u përball me një seri tërmetesh, ndër të cilët edhe një me magnitudë të lartë; më pas, mes përpjekjeve për rindërtim në vitin 2020, u godit edhe nga pandemia COVID-19. E përballur me nevojat e shumta në rritje, mbështetja e qeverisë shqiptare shkoi për të varfërit dhe personat e prekur nga fatkeqësitë dhe krizat, përfshirë këtu edhe bizneset. Për ta realizuar këtë, ajo shfrytëzoi rezervat fiskale, rishpërndau buxhetet për përparësitë urgjente dhe u mbështet tek ndihma e jashtme. Shumë nga këto masa u ndërmorën në bazë të nevojës.

Në shtator 2020, Banka Botërore së bashku me Ministrinë e Financave dhe Ekonomisë,  kreu vlerësimin diagnostikues në lidhje me financimin e riskut të fatkeqësive në Shqipëri.[1] Kjo përpjekje kishte për qëllim identifikimin e mangësive të financimit të mekanizmave për gatishmërinë financiare të vendit në rast fatkeqësish dhe rekomandimin e mënyrave për përmirësimin e tyre.

Menaxhimi i riskut të fatkeqësive është ndër përparësitë kryesore të politikave në Republikën e Shqipërisë dhe, pak kohë para tërmetit, qeveria shqiptare kreu edhe një seri reformash në këtë drejtim, si për shembull: miratimi i Ligjit të ri për Mbrojtjen Civile, racionalizimi i kornizave institucionale, decentralizimi i funksioneve që aktivizohen pas fatkeqësive dhe vënia në dispozicion e strukturave të nevojshme për fondet e emergjencës në nivel vendor dhe në nivel ministrie të linjës.

Three Steps to Help Albania Withstand the Financial Impacts of Disasters and Crises

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In 2019, Albania experienced a series of earthquakes, including a major one; then, amid reconstruction efforts in 2020, it was hit by the COVID-19 pandemic. Confronting multiple increasing needs, the government of Albania supported the poor and those affected by disasters and crises, including businesses. To do so, it tapped into its fiscal reserves, reallocated budgets toward urgent priorities, and relied on external assistance. Many of these measures were ad hoc.

In September 2020, jointly with Albania’s Ministry of Finance and Economy, the World Bank completed a diagnostic of disaster risk finance in Albania[1]. This effort sought to identify financing gaps in—and recommend ways to improve—the country’s financial preparedness for disasters.

Disaster risk management is among Albania’s key policy priorities, and the Albanian government carried out a series of reforms shortly before the earthquake: for instance, it enacted a new Law on Civil Protection, streamlined institutional frameworks, decentralized post-disaster functions, and put in place structures for contingency funds at the local and line ministry level.

Can insurance-linked securities mobilize investment in climate adaptation?

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The cost of adapting to climate change increases every year. Between now and 2030, adaptation in developing countries is projected to cost US$180 billion annually and skyrockets to US$280-500 billion as we get closer to 2050. The past five years are among the warmest ever recorded and the economic impacts from tropical storms, droughts and wildfires are reaching record levels around the world. Despite the need to improve our resilience, investments in early warning systems, climate resilient infrastructure, improved agriculture, natural capital such as mangroves and coral reefs, and water resource management, have remained stagnant. Adaptation finance still represents a fraction of overall climate finance and less than 20 percent of what is needed, even if absolute numbers are slowly rising US$22 to US$35 billion from 2016 to 2018).

But closing the gap between current adaptation financing levels and the need is a challenge. Public sector budgets are maxed out and attracting desperately needed private investment remains notoriously elusive. The challenge to mobilizing private investment into adaptation and resilience projects has always been–how do we get our money back? While we’ve been debating adaptation’s return on investment, the damages from intensifying hurricanes, wildfires, and droughts as a result of the climate crisis have cost hundreds of billions of dollars and displaced millions of people.